Réforme santé 2027 : ce qui change avec la LPS
À partir de 2027, l’accès aux études de santé va connaître une évolution importante. Le système PASS-LAS va progressivement être remplacé par une nouvelle organisation autour de la Licence Portail Santé (LPS).
Pour les lycéens qui envisagent des études de médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie ou kinésithérapie, il est donc important de comprendre dès maintenant ce qui va changer.
La réforme doit permettre de rendre le parcours plus lisible et plus homogène au niveau national. Pour autant, elle ne signifie pas que l’accès aux études de santé deviendra plus simple : la sélection restera importante et le nombre de places disponibles ne sera pas augmenté.
Jusqu’à présent, les étudiants souhaitant accéder aux études de santé peuvent principalement passer par deux parcours :
Avec la réforme prévue à partir de 2027, cette organisation va progressivement évoluer vers une voie unique : la Licence Portail Santé, ou LPS.
L’objectif est de construire un parcours davantage structuré, dans lequel les enseignements seront répartis en plusieurs domaines complémentaires.
La LPS s’articulera autour de trois blocs d’enseignement.
Ce premier bloc regroupera les enseignements scientifiques communs aux différentes filières de santé.
Il constituera donc une partie fondamentale du parcours pour les étudiants qui souhaitent ensuite candidater dans les différentes formations de santé.
Le deuxième bloc permettra à l’étudiant de suivre une discipline de licence parmi plusieurs possibilités.
Selon les formations proposées, il pourra par exemple s’agir de biologie, de droit, de sciences humaines ou encore de soins infirmiers.
Les établissements devront proposer au minimum quatre possibilités et aucun bloc disciplinaire ne pourra représenter plus de 30 % des étudiants.
Enfin, le troisième bloc sera consacré notamment à des compétences complémentaires comme la communication, l’éthique et les compétences relationnelles.
La LPS reposera donc sur l’association de ces trois dimensions : santé, discipline et compétences transversales.
La validation des trois blocs sera une condition essentielle pour pouvoir candidater en santé à l’issue de la LPS1.
L’étudiant devra obtenir au minimum 10/20 dans chacun des trois blocs.
Il ne sera pas possible de compenser une note insuffisante dans un bloc avec une meilleure note dans un autre.
Autrement dit, obtenir une excellente moyenne générale ne suffira pas si l’un des trois blocs n’atteint pas le seuil demandé.
Une fois les conditions de candidature remplies, les étudiants seront classés à partir de leurs résultats.
Le classement prendra notamment en compte les performances obtenues dans les différents blocs et les étudiants seront comparés au sein de leur bloc disciplinaire.
Par exemple, les étudiants ayant choisi la biologie seront classés entre eux, tout comme ceux ayant choisi le droit ou une autre discipline.
En cas d’égalité entre plusieurs candidats, la note obtenue dans le bloc santé permettra de les départager.
Certaines universités pourront également intégrer des épreuves orales dans leur processus de sélection.
Ces oraux pourront concerner l’ensemble des candidats, uniquement les étudiants admissibles ou ne pas être organisés. Les modalités pourront donc varier d’une faculté à l’autre.
La réforme prévoit une possibilité de seconde candidature en fin de LPS2.
Après leur première année, les étudiants pourront poursuivre leur parcours sous certaines conditions.
Lorsqu’ils ont validé les trois blocs, ils pourront continuer en LPS2 et présenter une nouvelle candidature aux études de santé à la fin de cette deuxième année.
Dans certaines situations, le redoublement de la LPS1 sera également envisageable.
Pour bénéficier de la seconde chance après la LPS2, le classement prendra en compte les résultats obtenus en LPS2 ainsi que la note du bloc santé obtenue en LPS1.
Les étudiants ayant déjà réussi leur première candidature seront prioritaires.
Le redoublement ne sera pas automatique.
Il pourra notamment être envisagé lorsque l’étudiant aura validé au moins 70 % du bloc santé et 70 % du bloc disciplinaire.
Ces conditions seront donc à bien connaître pour les étudiants qui envisagent cette voie.
La réforme prévoit une répartition des places entre les deux possibilités de candidature.
80 % des places seront attribuées lors de la première chance, à la fin de la LPS1.
20 % seront réservées à la seconde chance, à l’issue de la LPS2.
Par ailleurs, 5 % des places seront réservées aux passerelles accessibles à partir de bac+3.
Cette organisation permet donc aux étudiants de disposer d’une seconde possibilité de candidature, sans pour autant supprimer le principe de sélection.
C’est probablement l’un des points les plus importants à retenir concernant la réforme.
Le passage du PASS-LAS à la LPS doit rendre le parcours plus lisible, mais cela ne signifie pas que l’accès aux études de santé deviendra moins sélectif.
Le nombre de places disponibles en médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie et kinésithérapie ne sera pas augmenté.
Les futurs étudiants devront donc toujours faire preuve de régularité, d’organisation et d’efficacité dans leur travail.
La maîtrise des matières scientifiques et la capacité à s’adapter aux exigences universitaires resteront également essentielles.
Pour un lycéen qui envisage une orientation vers les études de santé, il peut être intéressant de ne pas attendre l’entrée à l’université pour commencer à se préparer.
Comprendre les nouvelles modalités d’accès permet d’abord de mieux se projeter et d’aborder son orientation avec davantage de sérénité.
Mais l’anticipation peut également permettre de développer progressivement des habitudes de travail solides : organisation, régularité, mémorisation, entraînement et autonomie.
C’est dans cette logique que MMPP accompagne les futurs étudiants qui souhaitentse préparer aux exigences des études de santé.
L’objectif est de leur permettre d’aborder leur entrée à l’université avec de bonnes méthodes de travail et une meilleure compréhension des attentes qui les attendent.
👉 La réforme de 2027 se prépare dès maintenant. Comprendre les changements, c’est déjà une première étape pour mieux préparer son entrée dans les études de santé.